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2 Rois 5

5
La guérison de Naaman
1Naaman, le gĂ©nĂ©ral en chef de l’armĂ©e du roi de Syrie#5.1 Ce roi Ă©tait sans doute Ben-Hadad II (8.7 ; 13.3 ; voir 1 R 20.1 et note)., Ă©tait un homme que son maĂ®tre, le roi de Syrie, tenait en haute estime et auquel il accordait toute sa faveur, car, par lui, l’Eternel avait accordĂ© la victoire aux Syriens. HĂ©las, ce valeureux guerrier Ă©tait atteint d’une maladie de peau rendant impur#5.1 Voir Lv 13.2. Versets 1-14 : allusion en Lc 4.27.. 2Or, au cours d’une incursion dans le territoire d’IsraĂ«l, des troupes de pillards syriens avaient enlevĂ© une petite fille. A prĂ©sent, elle Ă©tait au service de la femme de Naaman. 3Un jour, elle dit Ă  sa maĂ®tresse : Si seulement mon maĂ®tre pouvait aller auprès du prophète qui habite Ă  Samarie ! Cet homme le guĂ©rirait de sa maladie.
4Naaman rĂ©pĂ©ta au roi les propos de la jeune fille du pays d’IsraĂ«l. 5Alors le roi de Syrie lui dit : C’est bien ! Rends-toi lĂ -bas. Je vais te donner une lettre pour le roi d’IsraĂ«l#5.5 C’est-Ă -dire Yoram (cf. 1.17 ; 3.1 ; 9.24). Les troubles frontaliers n’avaient pas anĂ©anti la paix officielle Ă©tablie par traitĂ© entre les deux royaumes..
Ainsi Naaman se mit en route, emportant trois cent cinquante kilos d’argent, soixante-dix kilos d’or et dix vĂŞtements de rechange. 6ArrivĂ© Ă  Samarie, il remit au roi d’IsraĂ«l la lettre dans laquelle il Ă©tait dit : « Tu recevras ce message par l’intermĂ©diaire de mon gĂ©nĂ©ral Naaman que je t’envoie pour que tu le guĂ©risses de sa maladie de la peau. Â»
7Quand le roi d’IsraĂ«l eut pris connaissance du contenu de cette lettre, il dĂ©chira ses vĂŞtements#5.7 En signe de consternation. et s’écria : Est-ce que je suis Dieu, moi ? Est-ce que je suis le maĂ®tre de la vie et de la mort pour que cet homme me demande de guĂ©rir quelqu’un de sa maladie de la peau ? Reconnaissez donc et voyez qu’il me cherche querelle.
8Lorsque ElisĂ©e, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’IsraĂ«l avait dĂ©chirĂ© ses vĂŞtements, il lui fit dire : Pourquoi as-tu dĂ©chirĂ© tes vĂŞtements ? Que cet homme vienne donc me voir et il saura qu’il y a un prophète en IsraĂ«l.
9Naaman vint donc avec ses chevaux et son char, et attendit devant la porte de la maison d’ElisĂ©e. 10Celui-ci lui fit dire par un envoyĂ© : Va te laver sept fois dans le Jourdain et tu seras complètement purifiĂ©.
11Naaman se mit en colère et il s’en alla en disant : Je pensais que cet homme viendrait en personne vers moi, qu’il se tiendrait lĂ  pour invoquer l’Eternel, son Dieu, puis qu’il passerait sa main sur la partie malade et me guĂ©rirait de ma maladie de la peau. 12Les fleuves de Damas, l’Amana et le Parpar#5.12 L’Amana (ou Abana) correspond au Barada actuel venant de l’Anti-Liban et traversant Damas, le « fleuve d’or Â» des Grecs, cĂ©lèbre pour la puretĂ© de ses eaux. Le Parpar jaillit de l’Hermon et se jette dans un lac au sud-est de Damas., ne valent-ils pas mieux que tous les cours d’eau d’IsraĂ«l ? Ne pourrais-je pas m’y baigner pour ĂŞtre purifiĂ© ?
Il fit donc demi-tour et partit furieux. 13Mais ses serviteurs s’approchèrent de lui pour lui dire : MaĂ®tre, si ce prophète t’avait ordonnĂ© quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas ? A plus forte raison devrais-tu faire ce qu’il t’a dit, s’il ne te demande que de te laver dans l’eau, pour ĂŞtre purifiĂ©.
14Alors Naaman descendit dans le Jourdain et s’y trempa sept fois, comme l’homme de Dieu le lui avait ordonnĂ©, et sa chair redevint nette comme celle d’un jeune enfant : il Ă©tait complètement purifiĂ©.
15Il retourna vers l’homme de Dieu avec toute son escorte. Lorsqu’il fut arrivĂ©, il se prĂ©senta Ă  lui en disant : Voici : je reconnais qu’il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que celui d’IsraĂ«l. Maintenant, accepte, je te prie, un cadeau de la part de ton serviteur.
16ElisĂ©e rĂ©pondit : Aussi vrai que l’Eternel que je sers est vivant, je n’accepterai rien.
Naaman insista, mais ElisĂ©e persista dans son refus. 17Alors Naaman dit : Puisque tu refuses tout cadeau, permets-moi du moins d’emporter un peu de terre de ton pays, juste autant que deux mulets peuvent en porter, car dorĂ©navant ton serviteur ne veut plus offrir ni holocauste ni sacrifice de communion Ă  d’autre dieu qu’à l’Eternel. 18Seulement, que l’Eternel veuille me pardonner la chose suivante : quand mon souverain se rend dans le temple du dieu RimmĂ´n pour s’y prosterner, je dois me prosterner en mĂŞme temps que lui car il s’appuie sur mon bras. Que l’Eternel pardonne donc ce geste Ă  ton serviteur.
19ElisĂ©e lui dit : Va en paix !
Et Naaman le quitta.
La faute et le châtiment de Guéhazi
Lorsque Naaman eut parcouru une certaine distance, 20GuĂ©hazi, le serviteur d’ElisĂ©e l’homme de Dieu, se dit : Mon maĂ®tre a voulu mĂ©nager ce Syrien, Naaman, et il l’a laissĂ© partir sans accepter aucun des cadeaux qu’il lui avait apportĂ©s. Aussi vrai que l’Eternel est vivant, je vais le rattraper et j’obtiendrai certainement quelque chose de lui.
21Guéhazi se mit donc à courir après Naaman. Lorsque celui-ci le vit accourir, il sauta de son char et se précipita vers lui.
– Est-ce que tout va bien, lui demanda-t-il ?
22– Oui, tout va bien, rĂ©pondit GuĂ©hazi. Mon maĂ®tre m’envoie te dire : « A l’instant, deux jeunes disciples des prophètes viennent d’arriver chez moi de la rĂ©gion montagneuse d’EphraĂŻm. Peux-tu me donner pour eux trente-cinq kilos d’argent, je te prie, et deux vĂŞtements de rechange ? Â»
23Naaman lui dit : Fais-moi le plaisir d’accepter soixante-dix kilos d’argent !
Il insista auprès de lui pour qu’il accepte et mit lui-mĂŞme les soixante-dix kilos d’argent dans deux sacs qu’il lui donna. Il lui remit aussi deux vĂŞtements d’apparat que deux de ses serviteurs portèrent devant GuĂ©hazi. 24Quand GuĂ©hazi fut arrivĂ© Ă  la colline situĂ©e près de l’entrĂ©e de la ville, il prit les objets de leurs mains, les dĂ©posa chez lui, et renvoya les deux serviteurs qui s’en allèrent. 25Puis il alla lui-mĂŞme se prĂ©senter Ă  son maĂ®tre. ElisĂ©e lui demanda : D’oĂą viens-tu, GuĂ©hazi ?
Il rĂ©pondit : Ton serviteur n’est allĂ© nulle part.
26Mais ElisĂ©e lui dit : Crois-tu que mon esprit n’était pas avec toi lorsque cet homme a sautĂ© de son char pour aller Ă  ta rencontre ? Penses-tu que c’est le moment de prendre de l’argent et d’acquĂ©rir des vĂŞtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis et des bĹ“ufs, des serviteurs et des servantes ? 27Puisque tu as fait cela, la maladie de la peau de Naaman s’attachera Ă  toi et Ă  tes descendants pour toujours.
Alors GuĂ©hazi quitta ElisĂ©e ; il y avait sur sa peau des taches blanches comme neige#5.27 L’apparition de taches blanches signalait une maladie de peau rendant rituellement impur (cf. Ex 4.6 ; Lv 13.3 ; Nb 12.10)..

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2 Rois 5: BDS

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