De même, dans le temps présent, il reste un petit nombre de gens que Dieu a choisis par bonté. Il les a choisis par bonté et non pas à cause de leurs actions, sinon la bonté de Dieu ne serait pas vraiment de la bonté.
Craignant que les chrétiens non juifs se glorifient aux dépens du peuple d'Israël, Paul leur adresse un discours imagé qui remet les choses à leur place.
Juifs et non-Juifs peuvent être comparés à deux oliviers, l'un cultivé par Dieu (les Juifs) et l'autre sauvage (les non-Juifs). Dans l'histoire, la majeure partie d'Israël n'a pas cru en Jésus ; elle ressemble à des branches de l'olivier cultivé qui ont été retranchées du tronc. A la place laissée vide, Dieu a, dès lors, pu greffer des branches de l'olivier sauvage qui se nourrissent de la sève venue du tronc d'Israël ; ainsi, des non-Juifs ont pu profiter de l'alliance et de la promesse que Dieu a données au départ au peuple juif ; mais ce ne sont que des branches rapportées, dont le rattachement au tronc est fragile. A la fin des temps, Dieu rattachera les branches retranchées à leur tronc d'origine. Alors l'arbre de l'alliance sera complet.
Ainsi l'infidélité d'une partie d'Israël a eu pour conséquence heureuse la participation des non-Juifs au salut.